| Hervé 的个人资料Fantôme en Vacances照片日志列表 | 帮助 |
|
|
2月8日 Le dormeur dans le métroIl faut quatre minutes de marche pour se rendre de l'immeuble du dormeur jusqu'à sa station de métro. La large avenue descend un peu. Sur la piste cyclage qui la longe, il n'est pas nécessaire de pédaler si l'on va dans ce sens. Les vélos filent sans effort comme des fusées. Près du kiosque à journaux réouvert récemment, le dormeur jette son mégot de cigarette. Son oeil est attiré par le panneau d'information municipale. Encore des écritures électroniques, affichage digital, alternance des numéros d'urgence, des nouveaux horaires de la RATP ou des dates d'une exposition. L'écran toujours omniprésent. Sur le quai, une information est délivrée en chiffres lumineux : le nombre de minutes qu'il faut encore attendre avant l'arrivée du premier train. S'il a le temps et de la monnaie, le dormeur s'achète une barre chocolatée au distributeur automatique. Ces magasins sans personnel, ces robots vendeurs ont l'avantage de ne pas être bavards. Mais trop souvent, ils fonctionnent très mal et l'acheteur est volé. Il insère des pièces, le produit qu'il a demandé en tapant un numéro reste coincé dans la machine, ou bien c'est le digicode qui est défectueux. Mais pour le même résultat : l'automate avale l'argent, ne fournit pas le produit demandé, et tout remboursement est impossible. Alors, une double frustration survient : celle de se faire arnaquer, et celle de ne pas consommer. Le train entre dans la station, il est presque vide à cette heure matinale. Seule la toute première voiture de la rame est remplie de voyageurs. Insectes, ils se sont tous aglutinés au même endroit. Est-ce pour se tenir chaud ? Est-ce pour ne pas avoir voulu se fatiguer à parcourir le quai ? Ils savent sans doute qu'ils seront mieux placés ainsi pour rejoindre leur sortie ou leur correspondance. A cette heure, les travailleurs ont une seule hantise : celle de ne pas être en retard d'une seule minute à leur travail. Le dormeur, qui prend le métro entre 5 h 30 et 5 h 50 selon les jours, sait bien qu'à chaque rame correspondent tels individus. Bien conditionnés, quotidiennement à la même heure à la minute près, il reconnaît ses compagnons de galère. Si bien qu'en apercevant tel homme ou telle femme sur le quai, il peut dire, sans regarder sa montre ou la pendule électronique du quai, s'il est plutôt en avance, s'il est tout juste dans les temps, ou s'il est en retard. Le dormeur aime avoir quatre place pour lui tout seul lorsqu'il s'installe dans le métro. L'hiver, il se pelotonne dans son manteau et se sert des fauteuils en face de lui pour appuyer ses pieds, position très confortable. Il mange sa barre chocolatée, Kit Kat Chunky, Twix ou Snicker. Jolis noms pour de la nourriture rapide et industrielle. Parfois il rédige un texto à l'aide de son téléphone portable. Il montre ainsi qu'il a une pensée pour une femme. Elle lui répondra peut-être. Le petit écran bleuté s'éclaire, le sons émis par les touches est enrobé, de faible volume et plutôt agréable pour une oreille habituée à la culture électronique. Le téléphone pose des questions, il exige sans cesse des confirmations, il offre des options. « Votre texto à Muriel a bien été envoyé ». Muriel est loin, comme les autres. Il ne la voit jamais. Il lui parle souvent ou parfois, mais elle a sa vie et elle n'a pas l'intention de construire quelque chose avec le dormeur. Toutes ces sociabilités sont taïwannaises. Taïpei est la ville modèle. Il faut penser aux films que Tsaï Ming Liang a tourné dans les années 90. « The hole », « Les rebelles du dieu néon ». Wong Kar Waï a fait le même constat à Hong-Kong. Et le métro du dormeur, avec ses voyageurs pressés mais fatigués, arrive à la station où il doit impérativement descendre chaque jour. 1月14日 Le lycée sans politique : la jeunesse d'Alexandra.Que sont nos années de lycée si nous ne faisons pas de politique ? Que sont mes années ? Faire de la politique. Avec le verbe faire, action par excellence. Agir. L’envie d’agir. En politique. Pour le bien commun, donc. Pour les autres et moi. Quoi ? M’impliquer au sein d’un syndicat ? Qui défend les droits des lycéens ? Organiser des réunions ? Discuter des orientations de tel ou tel parti ? Approuver ou critiquer les décisions d’un député ? Faire pression pour qu’une loi ne soit pas votée ? Au plan national, régional, départemental, cantonal, municipal. Ce n’est pas possible ! Et je dis « Non » ! J’ai l’âge des révoltes avec un début de raison. J’ai l’âge des rassemblements de foule, des défilés bruyants, des grèves interminables… J’ai l’âge du baccalauréat. Sésame essentiel pour la suite de mes études, pour la suite de ma carrière. Alors le bien commun devient un peu secondaire, non ? Ce n’est pas Ingrid, Sophie ou Matthias qui passeront les examens à ma place. Ils ne m’achèteront pas une voiture, ne m’aideront pas à payer mon loyer, ne me donneront pas à manger en hiver si j’ai chanté tout l’été. Non, je ne milite en rien. Je n’en vois pas l’intérêt ou plutôt ce n’est pas dans ma culture. J’ai les pensées tournées ailleurs puisque mes parents, dès ma naissance, ont orienté ma tête d’un autre côté. Mais sans politique, que devient mon lycée ? Si je ne prends pas les commandes ? Car je devine que dans le militantisme, on fait ses armes pour affronter la vie moins protégée du futur. Comme ces lionceaux qui jouent à se bagarrer, qui sortent un peu les griffes. Ils jouent, mais surtout ils apprennent. Mais moi qui ne donne pas de rendez-vous dans les cafés, moi qui ne m’adresse pas à la foule avec le haut-parleur, moi qui ne défend pas les positions du groupe devant l’adulte décisionnaire et responsable, moi qui n’applaudit pas dans les meetings, moi qui ne se crée ni réseau ni carnet d’adresse, moi qui n’aie pas d’allié et pas d’adversaire, j’apprends quoi pour affronter la vraie vie ? M’insérer dans le socio-professionnel sera un problème sérieux. N’ayant jamais joué, je ne connaîtrai pas les règles, et ne connaissant pas les règles, je serai mis à l’écart. Les grands adultes considèreront à coup sûr que je devrais déjà savoir manœuvrer dans cet environnement rigide du grand jeu de société. Economie, politique, stratégie, développement de carrière, chasseur de tête, ressources humaines, forces vives, diplomatie dirigeante, j’en passe et des meilleurs. Pour les restaurants huppés, les goûts de luxe et les questions notariales, je repasserai éternellement le concours. Ah oui, important ! Je ne pense pas. Ils disent qu’il faut avoir une « conscience politique ». Je ne sais pas ce que c’est. Je suis un petit animal. Je suis une petite instinctive. On m’effleure, je frissonne. Ma tête, là-haut sous mes cheveux, voit défiler toutes les passions violentes de la Terre. J’ai l’impression de tout savoir. Je possède sans doute tout le théorique nécessaire pour être une divine. Mais je n’ai pas les mains pour faire les gestes, je n’ai pas la langue pour dire les mots, je n’ai pas les jambes pour aller où il faut, je n’ai pas les nerfs pour arrêter le flot continu. Alors, je suis comme le réseau de télécommunication mondial. J’émets, je reçois, je suis une vectrice. Je laisse passer par moi toutes les images du monde. Juste le temps de m’émouvoir et le film continue. Donc, je n’ai pas de conscience politique. Je sais tout. Il faudra que j’apprenne à faire fructifier ces valeurs inutiles. Un jour, peut-être. 9月25日 Fantôme revient. Plus vacancier que jamais.Se fier aux apparences, voilà le danger ! Je suis mort, je ne m'en suis jamais caché ! J'en ai fait la publicité, je l'ai crié sur les toits pour que mes interlocuteurs s'en persuadent et j'ai depuis mai dernier donné ici des récits édifiants qui, je le crois, ne laissaient planer aucun doute quant à mon état véritable... Je ne suis plus qu'un esprit dont le corps est décomposé, redevenu poussière. Impossible de savoir où mon squelette repose. Que ceux qui souhaitent rencontrer Hervé m'écrivent... Je lui transmettrai votre demande. Lui est vivant avec deux grands "V", il danse dans les rues de Paris ou ailleurs, il parle beaucoup, souvent pour ne rien dire, il rit, il pleure, il souffre, il jouit. Moi, le fantôme d' "En vacances sur la Terre", je vais et je viens, non pas entre des reins, mais attiré plus souvent par des cris d'angoisses que par des soupirs sereins. J'ai décrit naguère mon quartier général, mon Windows Dead Space ! Ce fut mon dernier texte à propos de la religion du vide que personne n'a vraiment compris. Mes ami(e)s ont cru que je broyais du noir alors que je décrivais au contraire le berceau de toute vie. La chambre de bébé est mauve. Des petits lapins beiges à l'expression étonnée ornent les frises, de sympathiques et douces peluches d'ours ou de chatons sont assises sur la commode en bois clair, les étoffes respirent l'assouplissant. Les petits draps, le petit oreiller, la petite couverture bleue sentent le pain frais. Il émane de ce décor une tiédeur réconfortante où tout désire apaiser un nouveau-né qui avant-hier encore vivait une vie de poisson recroquevillé. Voilà, sur Terre, le berceau des bébés chanceux ! Je parle pour les gens riches... mes frères... Mais là-bas, à des milliards d'années lumière où tout a commencé sans qu'il n' y ait de début, dans ce cosmos froid et vide où mon corps ne vivrait pas une minute et où mon esprit serait terrorisé, un autre berceau existe et je l'ai décrit dans mon texte précédent. Les particules, La matière, les mouvements, La VIE sont issues de ce vide, qu'on le veuille ou non. Du biologique s'est constitué par hasard à partir de rien et l'on est à mille millions de lieues de savoir comment. Le biologique est devenu Humain, l'Humain a réussi à se libérer de l'emprise de la Nature et s'est interrogé sur ses origines, contrairement aux chiens. Et voilà où vous en êtes ! Le Grand Vide, Notre Berceau à tous peut être retrouvé par la méditation. On peut dangereusement s'y ressourcer pour s'en extraire encore et encore à grands coups de Vie Dure. C'est de la résurrection dont je parle ici et l'évangile n'est pas autre chose que celà ! Au tombeau, Notre Jésus abandonné le temps d'un week-end par les forces de la Vie a fait l'expérience infâme du berceau terrible. Il est revenu, il s'est réveillé, il est ressuscité. Ne m'accusez donc pas de me complaire dans le néant, la vacance et les idées noires ! Je ne parle que de la Vraie Vie, celle qui est une résistance à des forces opposées ! Manger, boire, partir, revenir, parler, gagner de l'argent, écrire, dessiner, faire l'amour, aider, soigner ou se soigner, apprendre, penser, se battre, dormir, entretenir : tous ces verbes de vie font chacun à leur manière de la résistance... J'ai vu des petites plantes que l'on appelle parfois "mauvaise herbe" pousser à la jointure de deux plaques de bitumes dans une ville immense où pieds et roues dominent... Remarquez-vous ce signe de vie ? Il s'appelle "résistance". Peut-être même "Liberté" ! 6月26日 Vacances et vacanceUne expression revient parfois dans la bouche de ceux qui sont satisfaits de leurs petits congés : « J’ai eu des vacances bien remplies ! » Le schéma mental le plus répandu actuellement est de considérer que les 5 cinq semaines de temps libre que les employeurs accordent à leurs salariés sont les seuls vrais moments où l’on est souverain de son temps. Attendre avec impatience ces jours-là reste un leitmotiv du travailleur. On dit « Vivement les vacances ! », « Enfin les vacances ! », « J’ai besoin de vacances ! » ou « J’aurais mieux fait de rester en vacances ! » Se lever à l’heure que l’on veut, ne faire que des activités plaisantes et non-imposées, s’amuser autant que possible, voir de nouveaux pays, partager ce bon temps avec des êtres chers. Il semble que la vraie vie se cristallise entièrement là, alors même qu’il ne s’agit que d’un petit dixième de l’année. Plaisirs d’autant plus intenses qu’ils sont courts ! Tout le monde accepte cet état de fait sans broncher : le chômage est le mal absolu, la pire des misères sociales et la cause de tous les maux selon une idée politiquement admise par une grande majorité de terriens. Le travail permet de structurer sa vie et de la financer. Le travail substitue des règles rigoureuses à une morale incertaine, il constitue un appui solide pour les hésitants, il promet des pouvoirs nouveaux, des épanouissements individuels, de l’élargissement des capacités humaines. C’est par lui que se jouent les réussites et les échecs, il détourne du désœuvrement, il donne de la consistance au temps. Sa répétitivité rassure ceux qui auraient peur de manquer d’imagination et de créativité pour inventer leur propre vie. Le travail évite également de se poser des questions profondes sur le sens de l’existence : vendre des voitures, enseigner le latin ou faire pousser des fleurs sont des activités qui suffisent à justifier son rôle dans l’univers. Tant pis si les voitures polluent l’air, tant pis si les élèves perdent leur latin le lendemain du bac et tant pis si les insecticides sont produits par une industrie chimique dangereuse. Faire ce qu’on nous demande ou se mettre en position d’ordonner aux autres d’exécuter telle ou telle tâche nous exonère de penser aux vacances (comment gérer ses plaisirs soi-même à temps plein et jusqu’à la mort) et à la vacance (sans Dieu ni maître, comment puis-je me comporter envers autrui ?). Donc, les vacances sont courtes, le travail nous structure et le vide nous effraie. Pour accéder à un véritable état d'esprit permanent de vacances, je ne sais qu'une solution : oser affronter le vide et ses gouffres. En nous-mêmes, au plus profond, il existe une zone terrible et merveilleuse où tout redevient possible après une table rase effrayante de nos préjugés, de nos erreurs, de nos persanteurs psychologiques au caractère aliénant. Nous avons été structuré par les autres, il convient maintenant de nous offrir à nous-mêmes notre propre structure : c'est là le cadeau le plutôt utile et libérateur que l'on puisse se faire. Pour atteindre son « cogito ergo sum », souvenez-vous, Descartes avait douté de tout. La méthode, sinon le discours, est toujours d'actualité. Les pensées présentes dans un cerveau pourraient être considérées comme de la matière fantôme. Ce sont des objets invisibles. Ils pèsent, appuient, agissent, forcent, influencent mais ils sont intouchables avec les mains. Etranges objets qui ont des conséquences si absolues et qui pourtant ne font pas lever d'un milligramme l'aiguille de la balance. Peut-on croire que cette conscience d'avoir les pensées pleines n'est qu'une illusion ? Des milliards d'années lumière au cube ou au carré contiennent, on le sait, cette nuée électrique de souvenirs ou d' idées. Avant moi, le monde était sans existence, et après moi le néant. Ce contenant, le vide, plutôt noir, semble toujours dissimulé par les couleurs chatoyantes de nos pensées, qui sous mille formes graves ou légères, interdisent l'accès aux parois de la boîte obscure où tout est réuni. Je le crois : ces idées en formes de fantômes colorés n'appartiennent à soi-même qu'à partir du jour où l'on a décidé de se les approprier. Avant, elles sont seulement louées, prêtées, volées, imposées... Le but du voyage, au départ, consiste à découvrir l'identité du propriétaire. A qui appartiennent mes pensées ? Parmi toutes celles-ci, lesquelles sont plutôt mon bien, plutôt celui d'autres humains. Ou bien, existe-t-il un créateur d'idées dans le ciel ou sur la terre qui a rempli mon cerveau noir tout vide au fil de mon insouciance et qui dirige à présent, à mon insu, ma vie ? A qui est-ce que j'appartiens ? A moi-même ou à d'autres fantômes ? Suis-je libre, esclave, affranchi ? Et la réponse à ces questions nécessite de l'attention, du temps, de la patience, mais surtout du courage. Car pour être en vacances, il faut passer par une zone de sang. Le chemin est violent. L'obsession de la quête du ou des propriétaires de mes pensées peut me rendre fou. Je me demande, à mi-chemin, si je retrouverai la route du retour. Et l'on trucide à tour de bras les idées fausses, imprécises, erreurs ancestrales. On se prépare à pouvoir tout remettre en cause sans jamais tenir rien pour acquit et définitif. On s'émeut, on se meut sans arrêt. Esquive, adresse, fuite, destruction par le feu. Seul le feu détruit les pensées des autres. La guerre achevées, le terrain de bataille disparaît. Le cerveau où les combats eurent lieu est exténué, presque mort. On entend l'écho du vide. Ca résonne. On ne raisonne plus pour rien. Le pensable a été pensé et l'impensable est atteint. Il n'y a rien. Il faut se lever, trouver la force de revenir. Sur cette route désolée, on peut croire à une défaite. Et pourtant non. Les pensées qu'on avait abandonnées, tuées, brûlées à l'aller ont refleuri au retour. Et alors qu'auparavant, elles ne portaient pas mon sceau, voilà qu'à présent, j'ai la certitude qu'en les adoptant, je les fais miennes à jamais. Voilà comment on devient vacancier. Suivre la RN 00 jusqu'au sublime carrefour. 5月28日 Territoire InconnuHum Hum ! Ho Ho ! Eh Ho ! Eh Ho ! Y-a quelqu'un ? Eh Ho ! Mais enfin, c'est quoi ce truc ? Où est-ce que je suis tombé moi ? Ha, voilà quelqu'un... Il a l'air occupé, mais je vais lui demander de m'aider, lui demander où je suis. Tiens ? Il est assis devant un écran d'ordinateur. Il pianote, il lis. Derrière lui, je vois une kitchinette et une femme qui fait cuire des champignons. Mais pourquoi je suis chez ces gens que je ne connais pas moi ? Je devrais peut-être sortir plutôt. Retourner chez moi. Heu ? J'y pense. Je ne sais pas vraiment où j'habite moi... Oh la la, tout ceci est fort inquiétant. Je me sens un peu oppressé tout à coup. Mais çà fait pas mal, c'est étrange.
Oh merde : le type à l'ordinateur lève les yeux vers moi. Vite, je me cache... Là, une porte... Damned ! Pas le temps, il m'a vu... Il me regarde. Il me fixe. Il va me demander ce que je fous dans sa maison... Je vais pouvoir lui demander où je suis. Il me regarde. Hé mec, tu me vois ? Je suis chez toi. OK, je vais parler alors : "Bonjour ! Désolé ! Vous allez trouver çà très bizarre mais... Je viens de m'apercevoir que je suis chez vous. Vous faîtes joujou avec un PC Familial, votre femme cuisine... Et moi, je ne comprends rien ! Aidez-moi, s'il vous plaît..." Silence. Il demande à sa femme si elle pense que 156 euros une chambre double, c'est trop cher ou pas... Mais il se fout de ma gueule... "Hé mec, je t'ai posé une question, j'ai pris la peine de t'adresser la parole malgré ma situation incongrue... C'est pas très poli d'ignorer les gens de cette façon..."
Merde, pourtant je parle français... Et fort en plus ! Ils font semblant de ne pas m'entendre ces blaireaux ! Je sais : je vais casser un truc ! Ca va les faire réagir ! Heu...? Voilà, je vais faire tomber ce masque africain, le balancer dans la cuisine même... Bah ? Qu'est-ce qui se passe ? Je le touche mais je n'arrive pas à l'attraper avec mes mains. C'est comme si je n'avais plus de force et pourtant je ne me sens pas fatigué du tout. J'ai la trouille (de plus en plus), mais j'ai quand même la pêche !
Bon OK, on emploie les grands moyens ! Oh ! Hé ! Oh ! Hé ! Le petit couple là ! JE SUIS LA REGARDEZ ! JE DANSE LE HIP HOP DANS VOTRE SALON ! DITES-MOI CE QUE JE FOUS ICI BORDEL !!!
Mais c'est pas possible. On dirait qu'ils ne me voient pas, qu'ils ne m'entendent pas... Putain, j'ai besoin de m'asseoir moi... J'ai la tête qui tourne, çà ne va pas du tout ...
Bon, soyons méthodique : tout à coup je me retrouve dans le salon de parfaits inconnus. La question c'est : juste avant, j'étais où ? Concentre-toi ... Concentre-toi ... Aout ! Aout ? Oui, ca doit être mon nom çà, je me rappelle, je m'appelle Aout, Aout70. Et j'habite...? Où j'habite ? Là, c'est flou.
J'étais en vacances. Il y avait une fille. Et puis après, c'est le trou noir.
Ah çà y est, maintenant, je sens le coup de pompe ! J'ai envie de dormir. Ce sofa est très confortable. "Hé mec, il est un peu cher ton hôtel ! Tu peux trouver mieux que çà sur le net... Ca sent le brulé, non ? On s'en fout. Bonne nuit la compagnie !" C'est un mauvais rêve.
(...)
(...)
(...)
On dit que la nuit porte conseil : eh bien parfois c'est vrai. Il faut je vérifie un truc. Voilà : la porte est fermée. Attention : un petit pas vers elle... Merde, je le savais ! Merde alors ! Putain vous avez vu çà ! Je suis passé à travers la porte !!! Comme les fantômes !
( )
( )
Qu'est-ce qui va se passer à présent ? J'ai la trouille. "AU SECOURS QUELQU'UN !!!" 5月18日 Droit au Logement (suite)Le film que je veux faire : les premières images que j'en verrai se trouveront sur un écran de verre. VIDEO. VIDEO. Je vois. Je vais rencontrer les responsables de l'association (DAL). Je leur expliquerai mon vague projet. Je me nourrirai d'images et de mots venant d'eux : ce sera un dialogue. VIDEO : je vois. AUDIO : j'entends.
Mais j'en reviens à l'idée de l'écran de verre (même processus pour la pellicule cinématographique) : il s'agit toujours, dans ce mode d'expression, de vitraux, comme dans les églises et les cathédrales. La lumière traverse des espaces colorés. Apparition d'une image. Naissance de l'image. Le verre, le translucide, l'énergie de la lumière, les couleurs + un processus mécanique qui reproduit le mouvement : voilà le cinéma ou la vidéo. Bien souvent, les images vidéos sont projetées sur un écran à l'aide d'un vidéoprojecteur : trois couleurs primaires : le rouge, le vert et le bleu. Le vitrail revient. Les églises. Un toit pour les démunis que l'administration catholique réglemente : "Ah non, ( même les curés le disent ), çà ne va pas devenir une cour des miracles ici ! Ce n'est pas à l'église de faire le travail de l'Etat !" Les Sans-Papiers de l'église Saint-Bernard // au musée de Cluny, un beau vitrail montrant un saint (?) coupant son manteau en deux pour le partager avec un pauvre. Autre présence de l'église dans le thème des sans-abris ou des mal logés : l'abbé Pierre, les compagnons d'Emmaùs, les tentes de l'Hiver 54. Socius = Compagnon. Logement social.
Film : miroir de la vie. Autre image, double du réel construit d'après un modèle. (tenter de) Reproduire la vie, faire quelque chose qui lui ressemble. On pourrait dire que la vie, c'est du biologique, des cellules, et que le film, c'est de la physique : la lumière, les photons. Je vais aller voir à quoi ressemble la vie pour tenter de la reproduire avec des moyens techniques qui l'imiteront. Et entre ce que je verrai et ce que je fabriquerai, il y aura mon cerveau : celui-ci va forcément penser. Il va penser à des agencements, il va comparer des choses, il va suivre des rues. Donc l'imitation ne sera pas parfaite, ni innocente, ni fidèle. Il ne s'agira pas d'un clonage de la vie. Pas une photocopie, pas un duplicata. Car ce que je suis déformera le double qu'une caméra livrée à elle même aurait pu produire, qu'un miroir nu aurait réflété pour lui-même. VIDEO : Je Je Je vois. JE. Ce lui qui voit doit dire qu'il voit. C'est ce que je veux faire : je veux dire que je vois, et en disant cela, je déforme, je transforme, je reforme autrement puisque mon cerveau n'est pas vide. Il ne laisse pas passer la lumière à sa vitesse phénomènale. Mon cerveau capture, arrête la lumière. En traversant mon cerveau, la lumière est ralentie, elle rencontre des résistances, des objets neuronaux : les spectres de mes pensées. Je suis fais de la même matière que ce que je vois. Je cadre, je fais du montage, je fais des choix. Je contrôle le défilement du temps. Tout un chacun peut toujours choisir exactement le même sujet à traiter (Droit au Logement), nul n'obtiendra le même résultat que moi, car mon cerveau contient des secrets dont moi-même j'ignore tout. Mais ma conscience créative me guidera. Je pourrai juger l'objet filmique que je fabrique. VIDEO : Je vois. COGITO : Je pense. AUDIO : J'entends. Et je juge : cela est bon ou cela est mauvais, cela est bien ou cela est mal. Je suis seul juge.
Métaphore du vitrail.
Fabriquer un objet physique sur le modèle du biologique.
Traduire, donc transformer en exerçant ma capacité de jugement et d'analyse.
Résultat : un objet audiovisuel. Une mouvinographie.
A cela s'ajoute l'idée que mon point de vue est celui d'un homme en vacances. Film de vacances, caméra de touriste, techniques d'amateur. Je rends visite à mes voisins de camping, je m'intéresse à eux. Puis je projette les diapos... En théorie, les vacances devraient être libres et heureuses : il faut aller vérifier si c'est bien le cas. Je crains que non. 5月15日 When I will be dead forever.Soon, I will be a famous cinematographer, Who makes movies with Burt Lancaster; But he's dead.
Soon, I will travel all over the world, Sleeping in small hotels, looking for my girl, But she's dead.
Tomorrow, we will live on a funny earth, Holiday everyday, free like a wild horse, Is it a dead idea ?
In one week, I will send my tax announcement, For staying a good citizen but our government Is already dead. The future is a bit sad, The present is so bad, But maybe I would feel better, When I will be dead forever.
@ & $ 2006 CAVE RECORDS, INC. ALL RIGHTS RESERVED, UNAUTHORIZED COPYING, REPRODUCTION, HIRING, LENDING, PUBLIC PERFORMANCE AND BROADCASTING PROHIBITED. 5月5日 Un scénario possiblePetite Annonce :
J'ai décidé de faire héberger un programme mouvinographique, homonyme de mon espace MSN, afin que ceux qui souhaiteraient m'apporter leur collaboration dans la réalisation de ce projet puissent se manifester. Les blogueuses et blogueurs avec lesquels j'échange régulièrement des commentaires pourront, s'ils ont un peu de temps à consacrer à cette lecture (une vingtaine de pages), me donner leur avis et peut-être même, puisque j'en sais certains artistes amateurs, m'aider à concrétiser ce désir de voir "En Vacances sur la Terre" devenir enfin un vrai film.
MSN Spaces est un lieu virtuel mais je suis tout à fait prêt, pour ma part, à faire tomber le rideau de toile qui nous isole derrière nos écrans afin de rencontrer dans la vie réelle les filles et garçons qui voudraient participer à mon aventure. Le cinéma, contrairement à l'écriture, est une affaire de troupe. Vous qui êtes photographe et aimez la lumière, vous qui êtes poêtes et aimez les mots, vous qui êtes musiciens et aimez les danses, vous qui êtes comédiens et aimez le jeu, lisez mon programme et contactez-moi si vous vous sentez des affinités avec son univers particulier fait de force et de faiblesse, de chute et de résurrection, d'élan et d'attente, de tristesse et de jubilation.
Je mettrai toute mon énergie pour voir ce programme se réaliser : celles et ceux qui répondraient à mon annonce auraient la possibilté de participer à une escapade amusante et périlleuse.
Avant-hier, j'ai envoyé ce texte à une correspondante d'MSN qui possède une très bonne expérience de la danse puisque cet art du mouvement des corps est omniprésent dans mon projet. J'ai confiance en son jugement car son blog m'a laissé entrevoir son bel état d'esprit.
Cet après-midi, j'ai envoyé ce scénario par courriel à la maison de production d'Eric Rohmer : "Les Films du Losange". J'ignore s'ils me répondront. Bien souvent, dans le monde clos du cinéma, une lettre ne suffit pas : il faut davantage de persévérance, d'efforts de persuasion, et de culot aussi, pour se faire entendre. C'est également pourquoi le soutien de quelques amis me ferait le plus grand bien.
Alors, si vous aimez mon scénario et que vous n'habitez pas Pétahouschnock, partez en vacances avec moi...
4月27日 Lettre à un Jeune Sarkoziste
Copie d'un commentaire laissé sur ce blog : http://spaces.msn.com/rom1chef/
Avoir la télévision est devenu très dangereux aujourd'hui. Nous commémorons le 20ème anniversaire de la tragédie de Tchernobyl : des femmes, des hommes, des enfants irradiés, des terres souillées pour plusieurs siècles. Mais qui, un jour, dénoncera les radiations nocives qu'émettent ces petits écrans que toutes les bonnes familles françaises placent en évidence dans leur salon ? Tout ce méli-mélo sentimentalo-commercial qui, dès notre plus jeune âge, nous formate le cerveau pour qu'un jour, comme vous, on puisse se dire Sarkoziste ou Socialiste... Alors qu'une république de citoyens majestueux pourrait aisément se passer de ces ralliements servils à des hommes ou des femmes qui sont simplement plus éloquents, plus autosuffisants et plus ambitieux que les autres. Quand, allumant mon poste de télé, je vois votre ami Nicolas Sarkozy amuser son public conquis d'avance avec ses petites boutades de gamin à propos de Ségolène Royal ou de quiconque, je me dis que jamais je ne pourrais avoir de respect pour des hommes qui affichent une telle bêtise devant des millions de télespectateurs. Finalement, ce n'est pas Sarkozy en particulier que je ne supporte pas, c'est l'ensemble de la politique telle qu'elle se pratique : infâme salade de convictions et de calculs, d'ambitions personnelles et de soucis du bien commun, de compromissions vénales et de courage timide. Je vous jure que je connais des hommes et des femmes, artistes, philosophes, scientifiques, qui ne présentent pas à leurs contemporains et ne lègueront pas à la postérité des costumes aussi souillés et usés que ceux que portent nos hommes politiques. Je vous vois venir : vous allez me dire : "Attention, en démocratie, la thématique du "tous pourris" est dangereuse, elle conduit aux extrêmes, etc..." S'il vous plaît, non ! Je ne formule pas mes critiques contre l'impureté radicale de notre classe politique pour jetter mes concitoyens dans les bras de Le Pen que je considère comme ignoble, haineux, et plus sale que les autres encore. Ce que je veux dire, c'est qu'il y aurait d'autres façons de faire de la politique. 1 - Moins de personnalisation et plus d'actions et d'idées. On a tort de se focaliser toujours sur des noms (François Hollande, Raymond Barre, Michel Rocard, Nicolas Sarkozy) : les hommes politiques ne sont pas des stars de cinéma, pas des peoples. Pour faire de la politique, il faudrait prendre un pseudonyme, émettre ses idées par écrit, et ne pas chercher à séduire en soignant son image. Tout cela, toute cette communication qui obsède nos politiciens (Est-ce que je passais bien à l'écran ? Quel pourcentage d'opinions favorables ? Comment me perçoivent mes concitoyens ?) est un art rhétorique mensonger qui, pour moi, ôte toute crédibilité à la politique. Je préfère quelqu'un qui a une mauvaise image et de bonnes idées, que quelqu'un qui semble lisse et propre mais dont les idées sont courtes ou nuisibles. La politique, c'est un petit monde fermé avec des codes qu'il faut connaître pour être accepté dans le sérail. C'est pourquoi mon voisin de palier n'est pas Jacques Chirac bien que si on lui faisait confiance, si on lui laissait sa chance, si on le responsabilisait plutôt que de l'infantiliser au sein d'une société anxiogène qui semble nécessiter la présence d'un père rassurant, son cerveau aurait bien entendu les capacités de prendre part à la vie publique pour régler des problèmes concrets et réparer, par la pensée et la réflexion, ce que la nature de l'homme produit comme injustices. Pour moi, le rôle de la plus belle des politiques serait : contrebalancer les excès de la violente nature humaine par une utilisation spécifiquement douce et très intelligente de notre cerveau si évolué qu'il nous a permis d'accomplir des miracles technologiques. Eh bien, il serait temps que cette noble évolution de l'homme se concrétisât aussi par des faits sociaux, psychologiques, politiques. Des singes qui savons nous servir d'une centrale nucléaire : voilà ce à quoi nous ressemblons encore trop aujourd'hui. Et celà parce qu'au court du 19/20 que vous louez comme deux siècles de progrès, on est allé trop vite pour l'industrie, et qu'on a pris du retard sur l'intelligence, la beauté, la liberté, la responsabilité, la majesté, autant de valeurs qui font défaut tout aussi bien aux hommes politiques qu'à la plupart de leurs télélecteurs... (téléspectateurs/électeurs). 2 - Placer les individus et leurs particularités en tête des soucis politiques. On raisonne trop par groupe (entreprise, moyenne nationale, communauté religieuse, corporatismes en tous genres, secteurs économiques) et cela oblige à voir notre société à travers des prismes déformants prétendument objectifs (les rapports et les statistiques). Or, les individus ne se reconnaissent jamais dans les stat. Pour eux, leur cas est toujours particulier et c'est leur faire violence et entraver leur liberté que d'essayer de les faire entrer dans des indicateurs, des moyennes, des tableaux et des graphiques. Pourquoi en est-on là ? Parce l'industrialisation économique du 19/20 a contaminé également le politico-social. Un état de 60 millions d'individus, c'est tout bonnement monstrueux, c'est un Léviathan. Un homme politique responsable préconiserait de revenir à des structures plus modestes où les individus ne seraient plus écrasés par la masse anonyme. Mais non : parvenir à la tête de tous ces gens, "diriger le pays" comme ils disent, "prendre ses fonctions" et serrer des mains sur les marchés pour montrer l'image illusoire de la proximité, cela excite les hommes ambitieux qu'ils sont. Le bien public, le vrai, serait de revenir à des communautés humaines plus restreintes où la voix d'un individu ne se perd plus dans des millions d'urnes, des millions d'administrations toujours plus complexes, des millions de radio-trottoirs et de sondages d'opinion devenus absurdes et insensés. L'ambition de Nicolas sarkozy, il ne le cache pas, c'est de diriger la France. Et moi je voudrais que son ambition soit de donner les moyens intellectuels et financiers à tous ses concitoyens de bien se diriger eux-mêmes pour que sa fonction tout en haut de la pyramide n'ait plus de raison d'être. "Nous ne savons pas nous libérer nous-même, et nous appelons cela démocratie" : j'adore cette phrase entendue dans un film. Seuls les enfants ont besoin d'un maître. Tous les adultes, en théorie, peuvent s'en passer. Alors pourquoi soutiens-tu ce Sarkozy, toi Rom 1 dont le cerveau est autonome et qui, à 19 ans est assez intelligent pour raisonner clairement sans l'aide d'un maître à penser grotesque ? Enfin, quand je dis que je n'aime pas les 19ème et 20ème siècle, c'est que je trouve que l'esprit des Lumières qui avait conduit à la révolution française a été perverti par la croissance industrielle et le tout-économique. Relis Rousseau, Diderot et surtout Voltaire, et dis moi si leurs idées libérales sont les mêmes que celles de tes amis de l'UMP. Désolé, je commence à te tutoyer... Mais tu pourrais être mon fils. Bonnes Vacances. 4月18日 Zone vacante : Danger. Un personnage revient parfois dans cet hôtel; elle se nomme Alexandra; elle apparaît a deux reprises dans les dialogues. Pour répondre à une demande croissante et satisfaire les nombreuses personnes qui m'ont réclamé son retour, je vous livre une autre de ses aventures :
A propos d'un état transitoire :
L'énergie parfois la quitte. Une vacance apparaît. Comment réagir dans ces situations ? Les nerfs, car il s'agit bien d'eux, hurlent sans effet pour retrouver leur alimentation en enthousiasme, en désir, en jaillissements. La parole s'éteint, la musique disparaît; c'est peut-être un avant-goût de la mort. A vivre, insupportable et pourtant il faut bien patienter, attendre le retour des mouvements. L'expérience permet de savoir qu'ils reviendront. Quand ? Alexandra ne peut pas le prévoir. Elle subit. Le combat se résume à un constat. Constater que le cerveau tourne au ralenti, assure seulement les minima. La tristesse n'est pas loin mais les larmes ne sortent pas. La colère n'est d'aucun effet car elle se montre, dans ces cas-là, trop artificielle. Il faut vouloir attendre. Demeurer debout, aussi majestueux que possible. Si les autres sont là, il faut se masquer.
Les vacances se poursuivent à un autre rythme, beaucoup moins joyeux. Le coeur peut être ému par cette faiblesse passagère des flux du corps. Les grandes idées sur la condition humaine font leur timide apparition si on leur prête quelque attention. Les souvenirs douloureux, le temps qui passe trop vite, la mort qui arrêtera tout et aussi les autres qui souffrent, ceux qui ont faim, qui sont en prison, ceux qui s'ennuient, ceux qui se font mal pour échapper à la douleur.
Attendre, en vacances, le retour d'un moment meilleur. Le lit de la rivière est sec, une bonne pluie pourrait l'irriguer à nouveau. On verrait les crevasses serpentines s'emplirent progressivement. L'eau affluerait de toutes les cîmes et le dessin brillant sous un rayon de soleil animerait les rigoles. Oui, l'eau qui avancerait, inéxorable, le niveau qui monterait. Peut-être un débordement. Et l'envie de rire serait de retour. 2月1日 Définitions et EtymologieArt : Expression d'un idéal de beauté dans les oeuvres humaines / Dans l'usage courant, il a gardé le sens de métier, technique, jusqu'au XVIIème siècle. Le mot Artiste est resté l'équivalent d'Artisan jusqu'au XVIIIème siècle.
Culture : Ensemble des faits idéologiques communs à une masse de personnes considérées en dehors de la structure sociale, et diffusés en son sein au moyen de techniques industrielles / Culture microbienne, 1878, Année sc. et industr.
Dignité : Respect que mérite quelqu'un ou quelque chose.
Economie : Ensemble des activités d'une collectivité humaine, relative à la production et à la consommation des richesses / gr. oikos = maison et gr. nomos = administration.
Ecrire : Exprimer par des signes tracés, des caractères convenus. Rédiger, composer. Correspondre, informer par lettre / lat. scribere, escriptoire = "cabinet de travail".
Emettre : Produire en envoyant au dehors, mettre en circulation / lat. emittere = envoyer dehors.
Exploiter : Faire valoir une chose, en tirer du profit. Profiter abusivement de quelqu'un / Exploitation, 1683, Colbert, "mise en valeur". Exploitant, 1912, Ciné-Journal, cinéma.
Faiblesse : Manque de force, de solidité, d'intensité. Perte subite des forces, évanouissement, syncope / lat. flere = pleurer.
Image : Représentation d'une personne ou d'une chose par la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma, etc... Ressemblance; ce qui imite, reproduit. Métaphore; procédé par lequel on rend les idées plus vives, en prêtant à l'objet une forme plus sensible : mot qui fait image / 1160, Tristan (image), " statue de saint". 1550, Meigret, "symbole".
Majesté : Grandeur suprême : la majesté divine. Air de grandeur qui inspire le respect / Apparition de l'adjectif "majestueux" en 1589.
Mesquin : Qui manque de grandeur / ital. meschino = pauvre, chétif.
Mission : Charge, pouvoir donné à quelqu'un de faire une chose. Fonction temporaire et déterminée / lat. mittere = envoyer.
Répétition : Redite; retour de la même idée, du même mot. Réitération d'une même action, d'un même geste / fin XIIIème, "copie".
Pyramide : Polyèdre limité par un polygone plan (base de la pyramide), et dont toutes les autres faces (faces latérales) sont des triangles ayant respectivement pour base les différents côtés du plygone et un sommet commun (sommet de la pyramide) / gr. puramis, -idos, monument égyptien et géométrique.
Société : Réunion d'hommes, d'animaux vivant en groupe organisé / 1649, La Rochefoucauld, "compagnie religieuse ou commerciale".
Système : Réunion de principes, liés ensemble de manière à établir une doctrine. Combinaison de parties qui se coordonnent pour concourir à un résultat ou de manière à former un ensemble : système nerveux / gr. sustêma = ensemble.
Travail : Effort, application pour faire une chose. Ouvrage qui est à faire : distribuer le travail aux ouvrier / lat. trepalium = instrument de torture.
Vacance : Etat d'une place, d'une charge non occupée. Vacance du pouvoir : temps pendant lequel l'autorité de l'Etat ne s'exerce plus. Vacances : Temps de repos accordé à ceux qui travaillent. Vacancier : personne qui est en vacances dans un lieu de villégiature / lat. vacare = être vide. 1531, "manque".
Zone : Tout ce qui est comparable à un espace quelconque / lat. zona = ceinture. XXème, Lar., "territoire". 1月19日 Le but du voyageBonjour amis vacanciers ! Si vous le souhaitez, vous vous promènerez dans ce blog comme on visite une ville étrangère. Je disposerai les immeubles et leurs canyons, je dessinerai les espaces verts, abandonnerai des terrains vagues. Les boutiques seront rares, les restaurants de l'âme nombreux, tout du moins je l'espère.
Au hasard des rues, vous rencontrerez des monuments inconnus. Les salles de concert sont un peu trop réglementées, les bibliothèques pullulent, les galeries d'art s'animent et les cinémas, partout, passionnent et éveillent.
Tandis que vous flânez dans ces lieux, je construis un parcours. Au bout du sentier, à supposé qu'il s'arrête quelque part, je désire avoir reccueilli toute la matière nécessaire à l'élaboration d'un programme mouvinographique. Un film de vacances ! Les amateurs de cinéma narratif nomment cela un scénario. Mais j'entends conserver le terme de "programme" car je conçois le résultat de ce séjour comme une série de signes, visuels ou sonores, qui, dans un ordre ou dans un autre composent une oeuvre mouvinographique ("écrire avec du mouvement").
Vos commentaires me seront bien sûr précieux. Si je choisis de peindre en plein air, c'est pour que les promeneurs s'arrêtent près de moi et me disent ce qu'ils pensent. Mon tableau n'en sera que plus riche. Des photos, des textes, des morceaux de musique, des titres de films : tout ce qui peut venir enrichir La Zone Vacante telle qu'elle est définit dans la catégorie "En avant..." m'intéresse.
Alors, tandis qu'en ce mois de Janvier 2006 les vacances continuent, je souris en vous regardant marcher. Vous êtes beaux.
|
|
|